Dianna david

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Description: 

Comment êtes-vous arrivée dans le secteur du stylisme?
La créativité, c’est une valeur que les parents vous inculquent dès votre plus jeune âge. L’amour pour les étoffes et la belle couture, je l’ai sucé avec le lait. Ma mère possédait un petit atelier de couture et le matin, je me levais au point du jour pour confectionner mes propres ouvrages. Ma soeur était dans le secret afin d’actionner les pédales car je ne pouvais les atteindre.Après mes études de comptabilité, j’ai commencé par
la création de bijoux. Moins d’un an plus tard, je suis passée à l’ébauche, la conception et la confection de vêtements. Armani a toujours été mon grand exemple.
 
Où puisez-vous votre inspiration?
En ce qui concerne la mode, les années cinquante étaient des années fastes: la féminité et l’élégance à l’état pur. Le raffi nement féminin était accentué par des accessoires, petits chapeaux, souliers, et cetera absolument craquants. La femme était femme dans toute sa splendeur. Je me laisse inspirer par toutes sortes de choses: une belle fl eur, les couleurs dans un paysage. Mes nouvelles collections naissent toujours d’une précédente. Je suis en contact direct avec mes clients et cela m’inspire à tous les niveaux. Je dessine plusieurs lignes, joue avec les couleurs et les matières et je suis à l’écoute des expériences de mes clients.
 
Comment caractériseriez-vous Dianna David?
J’ai pour philosophie que chaque femme est belle. Qu’elle vive sa vie habillée de façon sportive ou tirée à quatre épingles, chaque femme peut être élégante. Elle doit s’habiller, et non se déguiser. Mes créations sont classiques et sobres, avec une touche insolite, parfois romantiques, mais jamais exubérantes. A chaque création, l’attention se porte spontanément sur un seul détail, que ce soit au niveau du col ou de la manche ou qu’il s’agisse d’une fermeture péciale. J’ai
mes idées à moi et je ne me plie pas aux tendances mode; généralement, je me fie à mon instinct.  Le choix d’étoffes et de boutons est primordial à mes yeux. J’aime les fi bres naturelles, car les couleurs sont bien plus belles. Dès lors, je confi e le tissage de mes étoffes à des maisons renommées, afi n d’être sûre de la qualité. Chez moi, pas question de ‘Made in China’.
 
Y a-t-il de l’évolution dans vos créations?
Bien évidemment. Après vingt-cinq ans, je peux me reposer sur pas mal d’expérience. Entre-temps, notre finition et notre travail sur mesure sont connus loin au-delà de nos frontières. Grâce à un investissement de longue date dans le savoir-faire du patronage, nos modèles sont souvent raffi nés de fi nitions de couture. Un drapage, par exemple, ne tombera bien que si on l’applique en connaissance de cause, à l’ancienne. Je suis convaincue de ce que je fais, je ne me laisse pas distraire par des tendances mode et j’opte encore et toujours pour les plus belles matières.

Comment procédez-vous?
Je prône une approche personnelle de chaque client, dans le respect du style qui lui est propre. Nous le conseillons dans le choix du modèle et de l’étoffe. Ensuite, tout est confectionné dans nos propres ateliers. Je recherche les étoffes et je fais les croquis des vêtements. Pour la création des patrons et le façonnage, je compte sur une équipe professionnelle de quinze personnes.
 
À quoi les lectrices peuvent-elles s’attendre?
Nous présentons trois collections. Notre collection ‘city wear’ comprend des vêtements à porter au quotidien, qui peuvent être emportés sur le champ. Les modèles de notre collection nuptiale et de suite peuvent être essayés. Ensuite, nous les confectionnons sur mesure, dans l’étoffe et la couleur choisies. Nous garantissons ainsi une certaine exclusivité au client. Afin de dégager une image parfaite, nous harmonisons des accessoires comme la lingerie, les chaussures, les
bijoux et le chapeau avec l’ensemble choisi. Chaque client doit être une carte de visite pour notre enseigne.
 
texte : © Catherine Nuyttens

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Dianna David
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